Le chiffre de l’alchimiste - Philip Kerr Éditions du masque - 2004

, par Didier Masfrand

Kerr quitte la reconstitution de l’Allemagne hitlérienne ( cf. sa trilogie berlinoise ) pour reconstituer pour notre plus grand plaisir Londres à la fin du 17ème siècle.
Un gros et dense roman, documenté et précis. A partir de faits réels : passage de Newton au Royal Mint ( service anglais de la monnaie ) l’auteur nous mène dans une enquête policière digne de Sherlock Holmes. Cette nouvelle facette des talents du physicien anglais, pour étonnante qu’elle soit, ne nous éloignera pas de la gravitation ( et des pommes...) ni des réalités de l’Angleterre de la fin du 17ème.
Pour les connaisseurs, le cadre historique est bien campé : Glorieuse révolution et installation difficile du nouveau souverain hollandais, luttes religieuses intenses, guerre contre la France, esprit des lumières avec les innovations de la Royal Sociaty, rénovation par C. Wren de Londres, encore marquée par le Grand incendie... On y retrouve aussi le secret des Templiers... Vous le voyez le menu est complet et les plats sont bien servis.
Pour tous, la dimension la plus intéressante de ce roman est l’intrigue et le divertissement que P. Kerr réussi à nous apporter, par la qualité de son écriture et par son imagination, qui rendent tout à fait crédible le Newton qu’il nous donne à lire.

Bonne lecture : D. Masfrand

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