Trois polars dans l’Allemagne nazie

, par Didier Masfrand

A Berlin en 1936, deux S.A. démontent une vitrine sur laquelle est affiché au quotidien chaque numéro du stürmer, le journal de J. Streicher...

C’est ainsi que P. Kerr nous fait entrer dans sa trilogie berlinoise, qui nous présente dix années particulièrement cruciales pour la capitale et pour toute l’Allemagne. Son héros, l’enquêteur intègre Bernie Gunther doit exercer son art dans un pays où la chape nazie pèse sur tous. Dès L’été de cristal, qui situe son action à la veille et pendant les Jeux Olympiques de 1936, il nous fait sentir le contrôle incessant exercé par le totalitarisme au pouvoir. Il nous le montre par l’intermédiaire des petits, des sans grade... et l’atmosphère rendue est tout à fait crédible. Bien évidement la fiction est présente, quand le policier se trouve confronté aux plus hauts personnages du Reich, mais ceux-ci sont campés de manière acceptable. Ce sera le cas dans Pâle figure, où Gunther traque un tueur en série sur fond de négociations munichoises, en 1938. Avec Le requiem allemand, nous quittons l’Allemagne nazie, pour vivre l’année zéro d’un pays occupé, ruiné, dans lequel les alliés d’hier entreprennent de jeter les bases de la guerre froide, pour le plus grand service de criminels de guerre en instance d’émigration clandestine vers l’Amérique latine.

Ils sont édités aux éditions du Masque.

Au total trois ouvrage bien menés qui permettent de joindre histoire et polar pour le plus grand plaisir des adultes et élèves de Terminale.

Didier Masfrand

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