Oser les TICE !

, par Paul Stouder IA-IPR

ARCHIVES DE STRABON - CE CONTENU N’EST PAS DIRECTEMENT TRANSPOSABLE DU FAIT DES CHANGEMENTS DE PROGRAMME

ARCHIVES DE STRABON

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont de plus en plus utilisées par les professeurs pour mettre leurs cours en forme et pour se documenter mais, hormis la vidéo, ils les intègrent encore trop peu à leurs leçons proprement dites. Comment dépasser les formes actuelles d’utilisation des technologies du numérique limitées à la bureautique et à la consultation de CDROM et de l’internet ?

Force est de constater que l’intégration de l’ordinateur au cours d’histoire-géographie et plus encore sa manipulation par des élèves se heurte à une série de difficultés : mis à part quelques logiciels de cartographie et de démographie, peu de logiciels sont réellement adaptés à l’usage scolaire et les professeurs remarquent à juste titre qu’ils se situent souvent à la marge des programmes, d’où leur légitime hésitation à les employer ; cependant, même ceux des logiciels qui seraient adaptés sont très peu utilisés car il faut disposer d’une salle équipée en réseau et pouvoir travailler en petits groupes ; enfin le temps manque souvent pour manipuler des outils informatiques.

Si l’on veut tenter de surmonter ces difficultés récurrentes et bénéficier pleinement des possibilités pédagogogiques des TIC, il faut analyser les points de blocage et s’efforcer d’agir dessus. C’est la raison des suggestions qui suivent. Le travail en salle spécialisée suppose en général de la réserver préalablement ; cette contrainte n’est pas insurmontable, elle peut se gérer dans le cadre d’une programmation annuelle ou trimestrielle qui permet d’anticiper et de planifier les interventions. De même, le travail en petits groupes, longtemps inconnu en histoire-géographie, n’est plus impossible ; les modules ont même été conçus pour cela. Il pourra aussi s’inscrire dans le cadre des TPE. Quant au manque de temps, il n’est que relatif aux priorités que l’on se donne c’est à dire à la hiérarchisation des objectifs pédagogiques dans le cadre d’une progression équilibrée. Si l’ordinateur facilite un apprentissage ou permet une démarche nouvelle pertinente, il convient de prévoir son intégration dans la progression générale.

Soulignons que ces efforts n’ont de sens que s’ils aident nos élèves à s’approprier des connaissances et à se construire intellectuellement. A cet égard il faut rappeler que les TIC ne vont pas remplacer les professeurs et que l’acquisition des connaissances ne se réduit pas à la recherche des informations. En revanche, en aidant au travail sur les données, sélection et classement des informations, mise en forme et restitution de ces mêmes informations, les TIC participent de l’intelligence active qui élabore les connaissances et raisonne. Mais ce travail, éminemment pédagogique, doit être guidé par les professeurs. A eux de discerner les apports pédagogiques des TIC, à eux d’imaginer des situations d’enseignement s’appuyant sur les TIC en fonction d’objectifs clairement énoncés. De même que la vidéo a été intégrée aux leçons comme un support spécifique, de même l’appropriation des TIC passe par leur maîtrise pédagogique c’est à dire par leur mise au service d’un projet éducatif. L’importance de celui-ci réside moins dans son volume que dans son contenu et sa démarche. Une expérience réussie dans l’année telles que celles qui sont proposées dans ce site serait déjà un bon départ.

Paul Stouder, IA-IPR

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