Aborder le conflit en Ukraine : mutualisation des pratiques

, par le groupe des IA-IPR d’histoire-géographie

De nombreuses propositions pédagogiques ont été faites à la rentrée des vacances d’hiver pour aborder le conflit en Ukraine avec les élèves. Elles ont contribué à l’état des lieux que nous avons dressé dans la capsule vidéo présentée dans l’article "webinaire : comment aborder le conflit en Ukraine avec les élèves".
Nous remercions les enseignants qui nous les ont fait parvenir et nous les relayons dans cet article, pour mutualisation, en nous appuyant sur les 4 types d’entrée que nous avons identifiées : des séquences sous la forme de questions - réponses, privilégiées avec les classes de 6ème et de 5ème, la conception d’une heure de cours spécifique dédiée au conflit à la rentrée en bousculant la progression initiale, l’intégration de l’étude de l’Ukraine au chapitre en cours, lorsque cela s’y prêtait, par exemple à l’occasion d’un chapitre sur la guerre froide.

1. Une séance de questions - réponses est intercalée

  • Proposition de Camille L.. Une proposition de séquence de questions / réponses en Lycée (Seconde et STMG) à l’appui de cartes projetées à la classe.
    • Support : carte de l’Europe avec les pays de l’OTAN et de l’UE, carte de la guerre en Ukraine actualisée (source : Le Monde) projetées
    • En partant des questions des élèves, nous avons expliqué les causes de la guerre en remontant à 1991, les sanctions prises par l’UE, en s’appuyant sur les connaissances des élèves sur la Guerre Froide notamment, et sur ce qu’ils avaient suivi de l’actualité. Nous avons essayé d’envisager les issues possibles du conflit, et de relativiser le risque d’une guerre nucléaire.
  • Une proposition de séquence de questions / réponses réalisée en équipe dans un lycée.
    L’équipe a répondu collectivement au sondage. Les enseignants ont organisé avec les classes qui étaient demandeuses des séquences de questions / réponses. Ces séances ont essentiellement été menées en Terminale (tronc commun et spécialité).
    Pour cela, les enseignants se sont appuyés sur le travail d’une enseignante de l’équipe qui avait préparé une mise en contexte de la guerre actuelle avec la fin de la Guerre Froide, l’élargissement de l’OTAN et de l’UE, l’annexion de la Crimée en 2014 (et les sanctions/contre-sanctions qu’elle a entraînée) et le régime de Poutine qui ne reconnaît pas l’identité ukrainienne. L’objectif était de replacer l’événement dans le temps long, d’expliquer la multiplicité des facteurs et des acteurs, à toutes les échelles, malgré la prédominance d’un acteur (Poutine). La séance visait également à rassurer les élèves sur l’improbabilité de voir des chars russes à Paris. Les liens avec les programmes ont été faits aussi souvent que possible, afin que les élèves, en situant un événement dans le temps, prennent la mesure de la complexité des situations historiques ou géopolitiques, mais aussi de l’importance de la géographie (la question des ressources, celle de l’accès à la mer). Les élèves qui ont suivi l’enseignement de spécialité en Première étaient encouragés à faire le lien avec la partie consacrée à l’empire ottoman.
  • Proposition de Erwan C.
    En 5e et 4e, les élèves ont été invités à poser toutes les questions qu’ils souhaitaient. L’objectif de l’enseignant était de tenter d’y répondre en prenant appui sur des cartes projetées au tableau : il s’agissait principalement de contextualiser et localiser les zones évoquées par les médias en lien avec quelques rappels historiques des relations russo-ukrainiennes et des événements européens majeurs depuis le début du XXème siècle.
    Une proposition de séquence de questions / réponses au Collège (Cinquième et Quatrième) à l’appui de cartes projetées à la classe.

2. Conception d’un cours sur l’Ukraine qui s’intercale dans la progression

  • Proposition de Lancelot A.. Une proposition de cours en Lycée (HGGSP) sur l’histoire récente de l’Ukraine et de la Russie, pour comprendre le conflit et ses enjeux.
    L’enseignant a mené une séance en HGGSP dont le point de départ était l’élaboration d’un nuage de mots autour du conflit actuel et du ressenti de ses élèves. Après la projection de la vidéo du Dessous des cartes et sous la forme d’un cours dialogué, l’enseignant a présenté l’histoire récente de l’Ukraine et de la puissance russe, fait un point sur la société russe et son évolution et a expliqué le déroulement du conflit. La séance s’est terminée par la formulation de pistes de réflexion sur les enjeux à venir (sanctions, tensions diplomatiques, le sort de Poutine). L’enseignant a aussi formulé des conseils à ses élèves concernant les ressources accessibles en ligne, en recommandant notamment de suivre certains réseaux sociaux pertinents.
    Une proposition de cours en Lycée (HGGSP) sur l’histoire récente de l’Ukraine et de la Russie, pour comprendre le conflit et ses enjeux.
  • Proposition de Thierry L.
    L’enseignant a construit une séance d’une heure pour ses élèves de Première HGGSP dans le cadre du thème 4 du programme « s’informer, un regard critique sur les sources et modes de communication ». Il s’est appuyé sur deux cartes extraites de l’Atlas Historique de Christian Grataloup (page 591) et le début de l’émission le Dessous des Cartes consacré à « Poutine : l’Ukraine et après ? » (les 11 premières minutes). L’objectif de la séance était de comprendre les causes de la guerre en Ukraine, des plus lointaines aux causes immédiates et de faire comprendre aux élèves les difficultés pour l’historien des analyses à chaud.
  • Proposition de Emilie L.. Une proposition de cours en Collège sur les origines du conflit entre l’Ukraine et la Russie, en lien avec ce qui avait déjà été étudié par les élèves de Troisième (la guerre froide et l’ONU) et les élèves de Quatrième (les migrations en géographie).
    « J’ai consacré une heure de cours au conflit avec mes élèves de 4e et de 3e. Je me suis appuyée sur un diaporama comprenant plusieurs documents qui présentaient la Russie et l’Ukraine, leurs dirigeants, les origines anciennes du conflit (guerre froide, Crimée, Donbass) puis un déroulement des faits depuis le 24 février. Pour les élèves de 3e, des liens ont été établis avec le cours sur la guerre froide et celui sur l’ONU, avec les élèves de 4e nous avons davantage axé la séance sur les migrants en lien avec ce qui avait été fait en géographie. »
  • Proposition de Clément H.. Une proposition de cours en Collège (Sixième et Cinquième) dont l’objectif était de cartographier, avec les élèves, les tensions en Ukraine.
    L’enseignant a consacré une heure de cours au conflit en Ukraine avec ses élèves de 6e et de 5e. Son objectif était d’étudier avec ses élèves la place de l’Ukraine en Europe pour construire avec eux un croquis dont le titre était : « Les tensions en Ukraine ».
  • Proposition de Marie Q.. Une proposition de travail collaboratif en Lycée : les différentes classes de l’enseignante participent (Seconde, HGGSP et Terminales) à l’élaboration d’un magazine autour de la guerre en Ukraine.
    Mise en œuvre d’un travail collaboratif entre classes : le dispositif consiste à proposer aux élèves un ensemble de ressources documentaires. La consigne est la suivante : « Lundi et mardi, nous allons faire un magazine collaboratif autour de la guerre en Ukraine : chaque classe participe. Les T9 lundi matin feront la maquette en s’inspirant du modèle donné (cf. ci-dessous). Les élèves de spécialité et les secondes contribueront par leurs articles et la recherche de documents. Les terminales mardi après-midi finaliseront le travail. Si certains ont l’âme créatrice, ils peuvent contribuer par un dessin de presse. »
    Points de vigilance : éviter de multiplier le nombre de documents ; varier la nature des documents (articles de presse, articles scientifiques)
    Prochainement : mise en ligne de la production des élèves.

3. L’étude du conflit est intégrée à la progression initiale.

  • Proposition de Gwendolina P.. Une proposition pour intégrer le conflit en Ukraine en Troisième en lien avec le cours d’histoire.
    L’enseignante a intégré le conflit en Ukraine à sa progression en 3e. Elle a proposé un temps de travail d’une durée variable selon ses classes, de 30 minutes à 1 heure. Son objectif était d’expliciter la situation actuelle avec ses élèves en s’appuyant sur les connaissances acquises précédemment sur la Guerre Froide, l’Union européenne, la mise en place de l’OTAN, la question de la dissuasion nucléaire, la crise de Cuba, la fin du système soviétique et la question de l’élargissement de l’UE.
  • Proposition de Pauline M.. Une proposition pour intégrer le conflit en Ukraine en Terminale en lien avec le cours de géographie.
    En cours de géographie en Terminale, l’enseignante a intégré un développement sur le conflit en Ukraine dans l’étude du Thème 2 consacré aux « dynamiques territoriales, coopérations et tensions dans la mondialisation ». La séance proposée a permis de faire un focus sur l’ONU et la participation de la Russie à plusieurs organisations d’intégration régionale.
  • Proposition de Régis P.. Une proposition pour intégrer le conflit en Ukraine en Terminale en lien avec l’option Droit et Grands Enjeux du monde contemporain.
    « En Terminale, j’ai intégré la guerre en Ukraine à la partie du programme de l’option Droit et Grands Enjeux du monde contemporain consacrée au droit international. En suivant un fil directeur intitulé « le Droit International peut-il agir avec efficacité pour ramener la paix en Ukraine ? » nous avons insisté avec les élèves sur le travail de l’ONU, de l’UE et de la Cour Pénale Internationale. »
  • Proposition de Erwan C.. Une proposition pour intégrer le conflit en Ukraine en Troisième en lien avec le cours d’EMC.
    C’est dans un cours d’EMC que l’enseignant a abordé la guerre en Ukraine avec ses élèves de 3e. Avant les vacances, les élèves avaient étudié le fonctionnement de la Ve République ; l’enseignant a décidé d’avancer son chapitre consacré à la défense nationale. A partir de documents repères projetés au tableau - une carte et quelques repères chronologiques récents – l’enseignant a insisté sur les différentes actions menées par le président Emmanuel Macron depuis le déclenchement de la guerre pour rappeler l’organisation et de la séparation des pouvoirs prévues par la Constitution mais aussi pour introduire les acteurs de la défense nationale et la répartition des pouvoirs dans ce domaine.
  • Caroline B. Une proposition pour intégrer le conflit en Ukraine en classe de Seconde en géographie sur les migrations internationales.
    Pour étudier les mobilités en géographie avec ses élèves de Seconde, l’enseignante a intégré, dans le montage vidéo qu’elle réalise et présente à ses élèves, le parcours migratoire d’une femme ukrainienne et de sa fille, contraintes de quitter leur pays après le déclenchement de la guerre.
    La question du conflit Ukrainien est ici abordée à travers le témoignage vidéo d’une femme qui a fui le pays vers la France avec sa fille au début de la guerre. Cet exemple permet d’illustrer les migrations politiques (forcées) et les notions de « déplacés » et de « réfugiés » tout en évoquant l’actualité ukrainienne et l’évolution du nombre de réfugiés Ukrainiens (à l’aide d’un croquis de l’UNHCR).
    Séance conçue par l’enseignante
    Tableau rempli par les élèves

4. Le conflit en Ukraine est mobilisé à titre d’exemple

  • Proposition de Laurence G. Une proposition pour faire le lien entre le conflit en Ukraine et plusieurs chapitres d’histoire et de géographie en Seconde et en HGGSP.
    Avec ses élèves de Seconde, l’enseignante a proposé de faire le lien entre le conflit en Ukraine et la question de l’accès aux énergies, en Première HGGSP elle a proposé de faire le lien entre la puissance russe et les frontières et en Terminale HGGSP avec les développements consacrés à l’ONU, aux analyses clausewitziennes de la guerre et à la protection du patrimoine en temps de guerre (intervention prévue plus tard dans l’année).
  • Proposition de Cécile B.R.. Une proposition pour faire le lien entre le conflit en Ukraine et plusieurs chapitres d’histoire et de géographie au Lycée en filière STL.
    L’enseignante a constaté dès la rentrée que ses élèves de Terminale STL avaient d’emblée fait le lien entre la situation en Ukraine et des éléments du programme étudié cette année en histoire : régime totalitaire, propagande, censure, Seconde Guerre mondiale, Shoah par balles mais aussi en géographie : réseaux de câbles sous-marins et transfert des données cyber. L’enseignante a dès lors encadré une séance de discussion au sein de la classe qui accueille 18 élèves, elle a encouragé et guidé ses élèves à échanger et à partager des informations pendant 45 minutes. Elle envisage une deuxième séance pour approfondir le sujet, séance qui s’appuierait sur un dossier cartographique.
  • Proposition de David S.. Une proposition pour faire ponctuellement le lien entre le conflit en Ukraine et plusieurs chapitres d’histoire, de géographie et d’EMC au Lycée.
    L’enseignant a proposé plusieurs interventions de 15 à 30 minutes, faites ponctuellement en Seconde, en Première et en Terminale. Son objectif était de faire le lien entre le conflit en Ukraine et les programmes d’histoire-géographie et d’EMC. Il a abordé avec ses élèves les dérives autoritaires et le traitement des journalistes et des manifestants en Russie, la question de la place des démocraties européennes face à cette crise et de leurs moyens d’actions, les enjeux géopolitiques du conflit (blé, hydrocarbures) et les répercussions de la guerre à différentes échelles dans le contexte de la mondialisation (famines en Afrique, question des approvisionnements en hydrocarbures, du positionnement de la Chine, la Turquie…). Des liens avec plusieurs chapitres d’histoire et de géographie ont été soulignés : le massacre de Babi Yar, l’Holodomor, les notions de guerre totale et de crimes contre la paix, les antécédents avec la guerre froide (OTAN), les liens avec la notion de puissance et la mondialisation.

Ressources réalisées par les enseignants.

  • Isabelle G. a réalisé une infographie interactive (support Genially)
  • Florence H. a réalisé une [ infographie interactive (support Genially)

Témoignages.

  • Témoignage d’Olivier P., professeur en collège
    "J’ai beaucoup cherché un document d’accroche qui soit ni trop anxiogène, ni trop simpliste, ni trop complexe et je me suis finalement rabattu sur ce court post de Radio Canada qui a très bien fonctionné avec mes classes (une fois les élèves mis en garde pour l’accent évidemment). J’ai conçu une petite présentation que j’ai mise à disposition des élèves et de leurs familles via l’ENT. Ce sont essentiellement des cartes (répartition des langues, pays de l’OTAN, pays de l’UE, position des pays du monde sur la guerre, dépendance au gaz) et des infographies (sur l’OTAN, l’ONU, sanctions économiques) qui m’ont servi de support au gré des interrogations des élèves.
    J’ai mis également à disposition des élèves et des familles l’article d’Images Doc.
    Bilan : des heures très denses avec des angoisses de la part des élèves mais beaucoup de questions pertinentes et précises. Des sujets variables selon que l’on est en 3e ou 6e évidemment mais dans tous les cas une véritable implication des élèves qui m’ont paru faire preuve d’une grande maturité sur ce sujet grave."
  • Témoignage d’Anne P., principale de :
    " Durant les vacances scolaires de la zone C, la guerre en Ukraine s’est déclenchée. Lorsque j’ai constaté qu’une enseignante avait pris le temps de mettre des ressources à disposition de ses élèves en les commentant, je lui ai proposé dans un premier temps de les mutualiser à l’ensemble des élèves de l’établissement en concertation avec ses collègues d’histoire-géographie. En parallèle nous avons été contactés par la mère d’un élève d’origine ukrainienne qui nous faisait part du désarroi de son fils mais aussi de son souhait que quelque chose se fasse au niveau du collège pour transformer le chagrin en action.
    L’équipe d’histoire-géographie a accepté la proposition d’une heure d’information ouverte à l’ensemble des élèves de l’établissement et a longuement travaillé à l’élaboration d’un support audiovisuel soigneusement sourcé en en y passant sans doute de nombreuses heures. Une brève réunion deux jours après la rentrée a permis de faire le point sur les enjeux soulevés par l’intervention russe. Nous avons par exemple discuté la partie consacrée à la menace nucléaire car il nous importait d’informer sans inquiéter. Les enseignants ont donc expliqué le concept de dissuasion nucléaire qui normalement a sa place dans le processus qui doit amener des belligérants à se retrouver à la table des négociations.
    Quatre jours après la rentrée, nous ne savions pas combien nous allions accueillir d’élèves en cette fin de journée, de 17h à 18h, un moment où seules deux classes sur 26 avaient cours. Sur 700 élèves, entre 120 et 130 de tous âges ont choisi d’assister à ce moment. Cette belle affluence témoigne de la confiance qui est la leur envers leurs professeurs qui sont intervenus les uns avec les autres pour expliquer, mettre en perspective, donner des repères, commenter des cartes, répondre aux questions.
    Deux élèves d’origine ukrainienne sont intervenus également pour raconter l’histoire toute récente. Certains membres de leur famille sont restés en Ukraine, d’autres ont pris la longue et difficile route de l’exil. Ils ont fait part des sentiments mais aussi des réflexions que leur inspire ce conflit venu percuter leur histoire personnelle.
    Une heure n’ayant pas suffi à épuiser les questions d’un public curieux de comprendre, nous avions également choisi de traiter à part et pour elle-même la question de la guerre de l’information et du rôle des réseaux sociaux. Une seconde séance a eu lieu huit jours plus tard avec une affluence à peine moindre, et avec toujours un mélange dans les âges qui nous a beaucoup surpris. Une troisième séance, dans un mois, sera consacrée au complotisme. Mais déjà les professeurs ont aidé les élèves à décrypter des images, des informations, avec le souci plus que jamais d’inciter à la vérification des sources. En temps de guerre, l’information peut toujours être biaisée, de chaque côté. C’est cela qu’il importe de montrer, dans un souci constant de neutralité et de vérité.
    Au fond, les professeurs concernés ont fait plus que jamais leur travail de professionnel pour transmettre un savoir rigoureux, non aseptisé, en veillant notamment à ce qu’on emploie les bons mots (une guerre lancée par un dirigeant n’est pas une guerre d’un peuple contre un autre, etc.) et à resituer les choses dans une histoire longue, souvent mal connue et complexe.
    Pour les adultes qui ont pris part à ces séances, il ne fait aucun doute que la communauté du collège a vécu là un moment d’école d’une gravité particulière, où le savoir transmis porte sur une question vive. L’attention des élèves, suspendus aux lèvres des intervenants, avides de questionner et de s’exprimer, remplissait l’air d’une vibration singulière.
    Je pense à tous les enseignants du premier degré qui n’ont pas forcément eu la ressource et le soutien que l’on peut trouver dans une équipe disciplinaire, et qui ont accompagné leurs élèves.
    La collègue CPE m’a dit quelques jours plus tard que c’était pour des moments comme cela qu’elle faisait son métier et qu’elle avait éprouvé une grande fierté d’appartenir à cette communauté d’adultes. Ils sont forts, ces profs.
    Et nous voilà honorés de les servir.

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