Th1 Ch3 Les lieux de la Révolution française

, par Sébastien Lamaison

OBJECTIFS

  • Titre du scénario

Les lieux de la Révolution française.

  • Cycle, niveau et insertion dans la programmation

Cycle 4
Collège – Classe de 4ème
HISTOIRE - Thème 1 - Le XVIIIe siècle, expansions, lumières et Révolutions
Sous-thème 3 "La Révolution française et l’Empire : nouvel ordre politique et société révolutionnée en France et en Europe"

  • Durée et insertion dans la séquence pédagogique

Cette activité de deux heures s’effectue en introduction ou en première partie, du sous-thème sur la Révolution française.
Une heure supplémentaire peut être prévue afin d’exploiter et de revenir sur les documents numériques créés par les élèves.

  • Problématique de la leçon

Le questionnement qui structure cette leçon est : Comment peut-on enseigner la Révolution française à partir des lieux des événements ?

  • Compétences particulièrement travaillées

 C.2 Se repérer dans le temps : construire des repères historiques (Domaine du socle 1,2,5)
 C.4 S’informer dans le monde du numérique (Domaine du socle 1,2,3)
 C.5 Analyser et comprendre un document (Domaines du socle 1,2)
 C.6 Pratiquer différents langages en histoire et en géographie (Domaines du socle 1,2,5)
 C.7 Coopérer et mutualiser (Domaines du socle 2,3)

  • Compétences du cadre de référence des compétences numériques (CRCN)

 DOMAINE 1 Informations et données
C.1.1 Mener une recherche et une veille d’information
 DOMAINE 3 Création de contenus
C.3.2 Développer des documents multimédias

MISE EN ŒUVRE

  • Outils / ressources numériques mobilisés

 Il est nécessaire que chaque groupe d’élèves possède un moyen de s’enregistrer (ordinateur, tablette, dictaphone, mallette MP3, studio de webradio).
 Ressource numérique : Genially.
 Ressource numérique : Eduthèque, avec notamment les ressources pédagogiques du site du château de Versailles.

  • Description pratique de la mise en œuvre et formes de différenciation

Étape 1 : Découverte du projet, et mise en place du projet (15 minutes)
En classe entière, en salle informatique, le professeur expose le travail et veille à ce que les groupes soient fonctionnels. Le professeur doit tenir compte de certains critères dont le plus déterminant est la capacité des élèves du groupe à travailler ensemble. Il n’y a pas de règle générale, mais le mieux est d’éviter les trop fortes différences de compétence entre élèves du groupe. Il faut également éviter de mettre ensemble trop d’élèves qui ont des difficultés à se motiver lors d’activités en autonomie. Différenciation par la structuration de la classe

Les fiches questionnaire 1, 2 et 3 doivent être distribuées en fonction des groupes, de leur profil. Différenciation par les contenus

Questionnaire 1 Les lieux de la Révolution
Questionnaire 2 Les lieux de la Révolution
Questionnaire 3 Les lieux de la Révolution

Les élèves par groupe se connectent à leur espace ENT. Ils ouvrent le message du professeur contenant le lien pour accéder à la carte des lieux de la Révolution centrée sur Paris et à la carte des lieux de la Révolution des environs de Paris. A partir de ce moment-là, les élèves naviguent sur les cartes et accèdent aux ressources disponibles à partir ces espaces.

Étape 2 : travail de recherche d’informations (45 minutes)
Ce temps est véritablement le cœur de l’activité. Les élèves se sont familiarisés avec les cartes Genially et font un travail de navigation sur les ressources numériques qu’offre ces espaces. C’est à ce moment-là que le travail de recherche d’information, de maîtrise du numérique et également de négociation et de mutualisation au sein du groupe a lieu.

Les élèves accèdent aux liens Genially par message sur l’ENT
Les élèves se connectent par groupe aux ordinateurs
L’étude des informations à partir des cartes Genially
Et naturellement la recherche peut débuter.

Étape 3 : Rédaction des fiches de travail (30 minutes)
Les élèves au sein des groupes passent à la phase de rédaction. Il s’agit à ce moment là de faire le tri dans les informations obtenues afin de rédiger les réponses. Les élèves doivent s’éloigner des ressources documentaires et éviter le copier-coller que favorisent les sites d’information sur internet. Lorsque l’on est confronté à cette situation, sanctionner les élèves sans explication n’est pas pertinent. Si les élèves recopient ces sites d’informations, c’est parce qu’ils pensent que les sites internet sont « justes », et énoncent « la vérité ». Un élève qui pense dire des choses justes et véritables a parfois du mal à comprendre pourquoi il est remis en cause. Afin d’éviter ce genre de situation, on peut repérer dans les réponses des élèves des formules toutes faites recopiées et sorties de leur contexte, et demander à l’élève ce que cela veut dire. Très souvent les enfants ne peuvent pas répondre. L’idée est de pointer du doigt la démarche “absurde” qui consiste à écrire des choses que l’on ne comprend pas. Il faut faire prendre conscience à l’élève, qu’il vaut mieux avoir une réponse personnelle, que l’on maîtrise et que l’on peut énoncer clairement, aussi imparfaite soit-elle, plutôt que de recopier des formules, même très savantes, toutes faites écrites par d’autres, que l’on ne comprend pas, et que l’on ne saurait expliquer.

Étape 4 : L’enregistrement oral, une étape complète (30 minutes)
La dernière partie de ce travail doit permettre aux élèves du groupe de s’enregistrer. Cette étape dépend beaucoup du procédé technique choisi. Dans tous les cas, cette activité s’appuie sur le travail d‘écriture précédent, et permet d’avoir un retour immédiat sur l’aboutissement du travail réalisé. Cette phase permet de travailler la présentation orale.

Étape 5 : La possibilité de l’utilisation des enregistrements audios pour la suite du cours (1h facultative)
Cette séance possible permet de valoriser et de mettre à profit le travail des élèves. L’écoute en classe entière des enregistrements audio permet aux élèves d’analyser de façon collective leur rendu. Les groupes qui ont travaillé sur certains événements peuvent expliquer aux autres ce qu’ils ont fait et ce qu’il s’est passé. Les élèves peuvent discuter collectivement de la façon dont on peut réussir un oral. Différenciation par les productions

  • Exemples de production
Exemple 1 : Les lieux de la Révolution (Q1)
Exemple 2 : Les lieux de la Révolution (Q2)
  • Action des élèves et de l’enseignant

Vous trouverez dans les documents joints situés à la fin de cet article, deux fiches qui détaillent les actions des élèves et les actions de l’enseignant pour plus de précisions sur la mise en œuvre du scénario.

BILAN

  • Rappel de l’hypothèse de départ : en quoi le numérique est-il un facilitateur d’apprentissage et d’acquisition d’une compétence ?

Comment l’outil numérique peut-il améliorer l’enseignement parfois compliqué de la Révolution française en classe ?
 Les élèves sont souvent plus actifs dans ce type d’activité où l’autonomie est une composante importante.
 Cette activité doit rendre l’enseignement de la Révolution plus vivante en donnant une place importante au récit.
 L’outil cartographique permet de donner un angle nouveau et original à l’étude de la Révolution française.

  • Plus-value du numérique ?

Les liens hypertextes sur les cartes Genially permettent aux élèves d’avoir un accès immédiat et dynamique à l’information. En même temps, le professeur peut choisir d’orienter l’élève dans une direction précise. En cela l’enseignant peut superviser l’accès à l’information et ne laisse pas l’élève totalement dans la nature. C’est une dimension intéressante pour éviter que les élèves ne soient noyés par l’information ou pour éviter de laisser les élèves face à des informations polémiques ou controversées, notamment sur des sujets sensibles, que l’on peut rencontrer en histoire-géographie. En ce qui concerne la Révolution française, il y a quantité de textes, d’articles, qui ont une lecture exclusivement politique des événements. Ces analyses engagées sont très difficiles à appréhender par les élèves, et éloignent ces derniers des événements à proprement parlé. La compréhension de l’événement, son étude doit être dans un premier temps, au premier plan. Pire encore, des polémiques récentes ont éclos entre le terrorisme qu’aurait mis en place la période de la Terreur, et l’organisation de l’État islamique. Laisser seul des élèves qui sont dans une phase de construction intellectuelle, face à ce type de raccourcis chronologiques n’est pas souhaitable. L’idée n’est pas non plus d’exclure totalement un apprentissage en autonomie pour autant. Les liens hypertextes de l’outil Genially permettent de guider, de superviser, étape par étape, le travail de l’enfant, sans pour autant le limiter nécessairement dans ses choix.

L’enregistrement audio permet d’avoir un retour d’expérience immédiat. Les élèves peuvent identifier la limite de leur travail, ou se rendre compte de la perspicacité de leurs idées et de leur expression.

  • Commentaires et retours des élèves

Les élèves se sont montrés enthousiastes durant ces séances. Le travail en autonomie, où ils sont acteurs de leur recherche est une dimension qui leur plaît.

Le travail de groupe permet de travailler dans des conditions plus rassurantes pour les élèves. Ils ne sont pas seuls face à leur travail.

  • Ce qui ne fonctionne pas

Le travail de recherche via les outils du numérique sont souvent laborieux. Les élèves ont des difficultés à trier les informations. Le travail rendu est souvent peu approfondi.

Travailler l’oral est une tâche difficile. Les élèves se contentent souvent de lire un travail au préalable écrit.

  • Ce qui serait à modifier ou autre situation de classe possible :

Il est certainement possible de varier davantage encore les supports d’information.
Les cartes Genially sont des outils modifiables à volonté. Ce sont des outils plastiques. On peut varier le corpus documentaire, on peut également orienter les élèves sur une piste que l’on juge à un certain moment intéressant. On peut envisager d’adapter les cartes Genially en fonction des compétences d’un groupe et effectuer une différenciation par les contenus.

On pourrait envisager de faire en sorte que le travail soit inversé.
Les cartes ne seraient plus le vecteur de l’information. Il serait distribué aux élèves une carte vierge de Paris de 1789 et une carte vierge des alentours de Paris en 1789, puis les élèves partiraient des documents pour confectionner leur propre carte de la Révolution française. L’outil numérique permettant cela pourrait être Edugéo.

Mutualiser encore davantage le travail.
Si plusieurs groupes de travail réalisent des travaux de qualité, il deviendrait possible de mutualiser le travail et de réaliser une émission de webradio autour des thèmes de la Révolution française. Cela est intéressant, car le travail en lui même sur les lieux de la Révolution ne brasse pas tous les thèmes de la Révolution. La Révolution française peut également s’étudier autrement que par une approche événementielle et chronologique. Les lieux de la Révolution impliquent que l’on s’intéresse d’abord aux événements qui se sont produits dans ces lieux. Cependant la Révolution française peut également s’étudier par une approche thématique que les programmes préconisent aussi. Ces grands thèmes peuvent être le volet militaire de la Révolution, les évolutions sociales et politiques, ou encore les femmes dans la Révolution française. Les chroniques d’une webradio peuvent approfondir ces questions, avoir une approche thématique, et de ce fait venir compléter le travail collectif réalisé à partir des lieux.

On pourrait élargir le support cartographique.
Les événements révolutionnaires ne se sont pas limités à l’aire de Paris. Les cartes proposées pourraient être celle de la France, ou de l’Europe.

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